Le Parlement interdit définitivement les puffs
Ce 13 février 2025, le Parlement a adopté l’interdiction des puffs. L’interdiction de ces produits marketés spécifiquement pour séduire les jeunes est une bonne nouvelle.
Cependant, cette interdiction ne saurait suffire à elle seule : cigarettes en chocolat, gummies, puff, « sniffy »… Nul doute que d’autres produits au marketing explicitement dirigé vers la jeunesse verront bientôt le jour. Face à des industriels qui constamment adaptent leurs stratégies pour capter de nouveaux publics, l’interdiction est un outil mais elle n’est efficace que si elle s’inscrit dans une approche globale, combinant régulation du marché, actions de prévention innovantes et renforcement des dispositifs d’accompagnement.
Il convient notamment de promouvoir des actions de prévention à plus long terme qui permettraient de réduire l’attrait de ces produits afin qu’ils ne trouvent plus de marché parmi les jeunes.
La prévention doit ainsi reposer sur un ensemble d’interventions qui visent à empêcher ou réduire les conduites à risque ou empêcher qu’elles ne deviennent des addictions. Elle s’appuie sur différentes stratégies, parmi lesquelles le développement des capacités des individus à faire des choix favorables à leur santé. C’est ce qu’on appelle les compétences psychosociales.
Une politique efficace ne peut donc pas se limiter à interdire : elle doit donner aux personnes, et particulièrement aux jeunes, les outils pour comprendre les stratégies de l’industrie et développer un esprit critique face aux injonctions du marketing. Seule une approche globale et cohérente permettra de réduire durablement l’attrait de ces produits.